Karaté-Jitsu et Gembukaï

L’Uechi-Ryû à la rencontre du Gembukaï et du karaté-Jitsu - mars 2005 - Malakoff - France
K.O'Connor et P.Portocarrero
Rencontre basée sur un travail à partir des Kata Bassaï Daï et Seienchin : stratégies du combat, applications pratiques - bunkaï, oyo et henka.
Votre reporter a repris ses bases ...


Kata Bassaï Daï et Seienchin : stratégies du combat, applications pratiques - bunkaï, oyo et henka.
Avec Pierre PORTOCARRERO et Kevin O’CONNOR


Pierre Portocarrero, 8eme Dan, élève de Tsuneyoshi Ogura Sensei dont le Dojo nommé Gembukan fut créé en 1944. Ogura Sensei fut contemporain de la plupart des maîtres de Karaté d’Okinawa et du Japon de la première partie du XXè siècle. Elève notamment de Makoto Gima, ses nombreuses recherches tant théoriques que pratiques l’amenèrent à prôner un karaté plus proche de ses racines chinoises que la plupart des styles modernes.
Le travail de cette école insiste énormément sur la souplesse et la flexibilité et centre ses méthodes d’entraînement sur la pratique et la compréhension de nombreux katas. Cette école se tient totalement en dehors du développement du sport de compétition et de la notion de sport de masse.

Kevin O’Connor, has been teaching the martial arts for over 30 years, he holds 7th dan in Karate Shotokaï, 6th dan Jujitsu and 7th dan in Karate-Jitsu which was his own style, which was recognised by the Amateur Martial Association in 1994-95. He has during this time demonstrated accomplishments in planning and co-ordinating all levels of courses, competitions, teaching seminars for self-defence for public, police authorities and has been a fight co-ordinator for television.
K.O’Connor has been Technical advisor for the International Martial Arts Federation. Instructor for police study groupes 1983-89. Executive officer for the Bushi Kempo Jujitsu Association. National coach for the British Jujitsu Association. Chairman for the Bushi Karate-Jitsu Association.

Bassai : «Traverser la forteresse». Kata de Karaté pratiqué dans les écoles japonaises Shotokan-ryu, Wado-ryu, Shito-ryu, Shotokai.
Ce Kata d'origine ancienne a été transmis par les branches Tomari-te et Shuri-te de l'Okinawa-te, essentiellement dans Itosu-no-Passai. Sous ses deux formes, une longue (Dai), une courte (Sho), qui arrivèrent au Japon avec l'enseignement des premiers experts d'Okinawa dans le premier tiers du XIXe siècle.
Le tronc historique commun est le vieux Kata Passai. Cette séquence de combat développe la force intérieure, l'esprit de décision, la puissance. D'où son nom, qui indique aussi la volonté de rompre un encerclement.
Grande forme du Kata Bassai, venue de l'ancien Passai : Bassai-dai. Forme courte du Kata Bassai : Bassai-sho, créé par ItosuAnko (1830-1916) et présent en Shotokan-ryu.

Seienchin : Aussi Seiyunchin, Seiyonchin, Saipa : Kata okinawaïen de Karaté du Naha-te (Shorei-ryu) de Higaonna Kanryo, présent dans les styles Goju-ryu, Shito-ryu, Kyokushinkai, Isshin-ryu, Kushin-ryu, Ryuei-ryu.
L'origine exacte, quoique chinoise à l'évidenœ, est inconnue. Certaines sources évoquent la possibilité d'une dérivation du Xing-yi-quan. D'autres soulignent que la lecture chinoise de Seienchin (Sui-yun-jing) évoque précisément le contenu du Kata. Ainsi: Sui (suivre), Yun (mouvement), Jing (force, essence, énergie).
On trouve les interprétations : « tirer », ou « œil du cyclone ». Spectaculaire, développant la puissanœ et la stabilité, ce Kata alterne les temps lents, tout en force, et les mouvements et déplacements vifs. Il renferme de nombreuses techniques pour agripper et attirer l'adversaire, ou le projeter lors d'un corps à corps. Ce Kata est basé sur les positions Shiko-dachi, Heiko-dachi (ou parfois Sanchin) et Nekoashi-dachi. Ses mouvements sont pour l'essentiel exécutés sur des axes orientés à 45° de l'axe principal, avec quelques retours sur cet axe.

Comparaison de Bassaï Daï selon l'école de karaté par Pierre Portocarrero
     

 
Explication d’un passage du bunkaï de Bassaï-Daï par Pierre Portocarrero



 
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