

Le Shuai Jiao
Le shuai jiao (chinois : 摔跤, pinyin : shuāijiāo parfois écrit 摔角 pinyin : shuāijiǎo) est un art martial chinois de lutte à main nue au corps-à-corps.
Il habite la province de Hebei dans la ville de Sun Hi. Il appartenait à l'équipe militaire du Drapeau Jaune qui était celle de l'Empereur. Son père est connu en Pakua chuan. Quand il était jeune, il reçut très tôt une éducation martiale. Son père lui enseigna le pakua pour fortifier son corps. A l'âge de quatorze ans, il devient le disciple des Mes Liu Yun et Li Si Jen pour étudier la lutte chinoise (Shuai Jiao). Comme son caractère était très doux, il respectait beaucoup ses frères d'étude et ses amis ce qui facilitait grandement les échanges. Son niveau de compréhension devient très fort. Il cherche beaucoup les théories et les détails. Quand il ne comprend pas, il demande à ses Mes et à ses collègues. Il s'entraîne sans arrêt, il saute les étapes et fait beaucoup de progrès. Dans le domaine du Shuai Jiao, il est reconnu comme le top. Jin Bao Shen (successeur de Chang Qing Hu qui était le garde du corps de l'empereur. Pour obtenir cette charge, il fallait être le meilleur combattant) qui était un maître très respecté le prend comme disciple et lui enseigne toutes les subtilités de l'art. A l'âge de 20 ans, il est déjà très connu dans le milieu du Shuai Jiao en Chine. A 22ans, il est sélectionné dans les écoles de l'Etat pour diriger les entraînements, c'est alors qui se spécialise. Le Shuai Jiao de Pekin rassemble beaucoup d'éléments des arts internes (tai chi, pakua etc…). Il privilégie l'intelligence à la force physique. Entre 1950 et 1960, il faisait parti de l'équipe de Pékin de Shuai Jiao. Il était aussi l'entraîneur. Durant cette période, il a remporté cinq fois de consécutives le tournoi de Pékin. Il a aussi gagné plusieurs fois le tournoi de Shaanxi et finit 4ème au tournoi de Mongolie. Durant sa période sportive, il a vaincu des combattants réputés très forts (mongols). En 1996, il est nommé premier entraîneur pour diriger l'équipe chinoise lors du tournoi international qui a lieu en France et devient aussi premier entraîneur du club de Shuai Jiao de Jin Bao Shen. Il est reconnu par le Ministère des Sports de Chine. Durant son existence, il a tout le temps fait des recherches sur la lutte chinoise. Il a investi toute sa vie pour ça. Il a aussi écrit un livre sur la lutte chinoise qui s'intitule "JONG GUO SI SHUAI JIAO QUAN" ou le "Style chinois du Shuai Jiao". Il a créé deux lieux d'entraînement à Pékin (Beijing). Me Wang a formé de fameux lutteur chinois. Son enseignement est rigoureux, exigeant, riches en postures de renforcement et d'exercices de coordination. Il donne une autre dimension à la lutte qu'il enseigne comme un art à multiples facettes. Maintenant, il désire ouvrir son enseignement aux étudiants étrangers, il est convaincu que la lutte chinoise appartient au patrimoine de l'humanité et que c'est parmi une des meilleures choses que la Chine puisse offrir au Monde.
" La première fois que j'ai entendu parler de la lutte chinoise (Shuai Jiao), c'est dans la bouche de Kenichi Sawaï qui en Chine avait défié plusieurs lutteurs et boxeurs . Auparavant j'ignorais tout du Shuai Jiao. Lorsque j'ai débuté la pratique du Tai Ki Ken (forme japonaise du Yi Quan, Da Cheng Quan ) en 1984, Me.Sawaï (le fondateur du style ) avait émis quelques doutes sur les capacités d' un occidental à assimiler les fondements d'une telle discipline. En effet, dans le Tai Ki Ken existent de nombreuses références à la culture traditionnelle chinoise ainsi qu’à la culture martiale. J'ai pensé que ses allusions au Shuai Jiao n’étaient pas gratuites. J'ai voulu comprendre pourquoi il avait testé les lutteurs chinois. C'était aussi pour moi un moyen d ' évaluer mon travail comme j ' avais déjà pu le faire par le passé. J 'ai débuté le Shuai Jiao en France en 1994 .Trois ans plus tard, je faisais partie de la délégation française qui se rendit à Pékin pour le premier tournoi International de Shuai Jiao en Chine. Je fus émerveillé par le haut degré d'accomplissement technique et la vivacité de certains lutteurs chinois, notamment par Tianjin Shen dont la façon de combattre était pleine de subtilités et de finesse. Je le revis à Paris et nous prîmes contact pour une rencontre à Pékin. Il m'introduisit comme c'est la tradition auprès de son Maître Wang Wenyong. En 1998, à Pékin, accompagné de Me Li Jianyu, je rencontrais le Me Wang Wenyong. Celui-ci m'aida à devenir le disciple de ce maître. Je fus donc admis et reçut l'enseignement. Nous promîmes de nous revoir. De mon coté, je travaillais ce que le Me m'avait enseigné. Je revis le Me en hiver 2001, il m'accepta chez lui et m'emmena dans différents endroits pratiquer le Shuai Jiao. J'ai eu le plaisir de travailler avec ses élèves, je fis une vingtaine de combats et rencontra diverses personnalités du Shuai Jiao. Nous décidâmes de l'inviter l’été suivant pour une série de stages en France et aussi pour parfaire notre technique. Me Wang Wenyong est vraiment un homme hors du commun. Sa vie a été consacrée à l'enseignement et à l'étude des arts martiaux. Il a beaucoup à transmettre. C'est un véritable trésor vivant. Le Me Wang désire que je sois son représentant en Europe. Avec son accord, nous allons créer l’Association Internationale de Shuai Jiao Wushu Jin Bao Shen qui permettra une meilleure reconnaissance des grands Maîtres de Shuai Jiao ". Jean-Luc Lesueur
Véritable artiste martial, Maître Ming enseigne les arts martiaux chinois internes pour la santé et le combat : Yi Quan, Xin Yi Liu He Quan, Liu He Ba Fa, Xin Hui Zhang (Pakua Xingyi) et Liu He Wu (boxe interne perfectionnée). Représentant européen de l'école Wang Xuanjie (l'art martial chinois), directeur technique de l'ENAY, École naturelle de l'authentique Yi Quan, Maître Ming a notamment écrit : Yi chuan, les secrets d'entraînement du maître Wang Xiang Zhai et Le tacheng chuan, essence du kung fu chinois, tradition secrète de la force interne, origine du chi kong.



























































